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Recherche IA en 2026 : tendances pour les marques (1ère partie)
La recherche ne se joue plus dans les clics, mais dans les réponses. En 2026, les marques qui refusent de penser AEO et GEO acceptent de devenir invisibles, même avec un bon SEO, au profit d’algorithmes qui choisissent qui mérite d’être cité.

J’ai écrit ce post après avoir analysé signaux marché, études sectorielles et usages concrets observés autour de la recherche IA. Ce basculement vers l’AEO et le GEO impacte directement la manière dont je conçois produits, contenus et visibilité dans un web dominé par les moteurs de réponse. Bonne lecture 🫡
L’essor de la recherche pilotée par l’IA
La façon dont les consommateurs recherchent de l’information évolue rapidement avec l’intégration de l’intelligence artificielle. De plus en plus, les internautes obtiennent des réponses directes via des outils comme les assistants vocaux, les chatbots ou les résumés générés par l’IA sur les moteurs de recherche, au lieu de cliquer sur des liens bleus classiques. Selon une étude McKinsey, 44 % des utilisateurs préfèrent désormais utiliser une IA générative plutôt que la recherche traditionnelle. Cette tendance dessine un nouveau paysage où ignorer l’AI search (recherche par IA) revient à « prendre le risque de disparaître des réponses qui comptent ». Pour les marques, cela signifie qu’être visible passe de plus en plus par la capacité à apparaître dans ces réponses instantanées fournies par les “moteurs de réponse” (answer engines) dopés à l’IA.
44 % des utilisateurs préfèrent désormais utiliser une IA générative plutôt que la recherche traditionnelle
En 2026, on assiste ainsi à l’émergence d’une discipline dédiée, appelée Answer Engine Optimization (AEO), voire Generative Engine Optimization (GEO) lorsque l’on parle d’optimisation pour les IA génératives. L’objectif : adapter les stratégies digitales afin que le contenu des marques soit compris, sélectionné et cité par les algorithmes d’IA. Les études montrent que l’adoption de ces technologies est fulgurante (plus de +500 % de trafic sur les plateformes d’IA générative en un an), avec des acteurs dominants comme ChatGPT (45 % de part de marché des assistants IA fin 2025). Google a même intégré des résumés d’IA (AI Overviews) tout en haut de certains résultats de recherche, réduisant le trafic vers les sites de 15–25 % dans les cas étudiés. Cette mutation impose aux marques de repenser leur visibilité : l’IA ne “tue” pas la recherche, elle la complète, mais change la hiérarchie de la façon dont l’information est présentée. Autrement dit, la bataille se joue désormais dans la réponse, plus seulement dans la liste de liens.
Introduction à la recherche IA
Qu’entend-on par “recherche par IA” ?
Il s’agit d’une évolution des moteurs de recherche traditionnels vers des systèmes conversationnels et intelligents capables de comprendre des requêtes complexes et de fournir des réponses formulées en langage naturel. Par exemple, Google intègre désormais des réponses synthétiques via son AI Overview, et des assistants comme Siri, Alexa ou ChatGPT répondent directement aux questions des utilisateurs. La “recherche par IA” combine donc les technologies de recherche classique avec l’IA générative pour fournir des résultats plus directs et contextualisés.
Pourquoi le GEO/AEO est une évolution importante pour les marques ?
Le GEO est une évolution importante pour les marques parce que le point de départ du parcours client se déplace. Si un consommateur obtient une réponse complète via un assistant IA sans jamais cliquer sur un site, la marque doit s’assurer d’être présente dans cette réponse. Ne pas s’adapter signifie perdre en visibilité au profit d’un concurrent dont le contenu serait cité par l’IA. En résumé, les marques doivent être là où les utilisateurs obtiennent l’information – et de plus en plus, c’est à l’intérieur même des réponses d’assistants ou d’IA générative.
Que désigne le terme “moteur de réponse” ?
Un moteur de réponse (answer engine) désigne tout système de recherche qui fournit directement une réponse à l’utilisateur, plutôt qu’une liste de liens. Cela inclut les assistants vocaux (qui lisent une réponse à voix haute), les extraits optimisés de Google (featured snippets) qui apparaissent en haut des résultats, ou encore les réponses formulées par des IA comme Bing Chat ou Google SGE. L’optimisation pour ces moteurs de réponse est précisément l’objet de l’AEO (Answer Engine Optimization).
La recherche classique sur Google va-t-elle disparaître ?
Non, la recherche traditionnelle reste fondamentale, mais elle est en train d’être complétée par de nouveaux canaux. Les utilisateurs continuent d’utiliser Google, notamment pour finaliser des décisions ou des achats après une phase de découverte via l’IA. Cependant, la proportion de requêtes sans clic (“zero-click”) augmente fortement et l’IA influence surtout les étapes amont (questions initiales, comparaisons, recommandations). Les marques doivent donc gérer à la fois le SEO classique et la présence sur ces nouveaux canaux IA – l’un ne remplace pas l’autre, ils fonctionnent de pair.
Les marques doivent donc gérer à la fois le SEO classique et la présence sur ces nouveaux canaux IA – l’un ne remplace pas l’autre, ils fonctionnent de pair.
AEO : Définition et enjeu pour le SEO de 2026
L’Answer Engine Optimization (AEO) peut être défini comme l’art d’optimiser son contenu pour les moteurs de réponse alimentés par l’IA. Si le SEO traditionnel visait à plaire aux algorithmes de recherche pour gagner des positions dans la SERP, l’AEO cherche à rendre le contenu lisible et exploitable par les IA qui génèrent des réponses directes. En pratique, cela signifie structurer l’information de manière claire, concise et contextualisée, de sorte que les IA puissent facilement la sélectionner, la citer ou la reformuler pour répondre aux questions des utilisateurs.
Cette discipline est née avec la montée des recherches vocales et des “snippets” en position zéro, et s’est accentuée avec l’arrivée des modèles de langage (ChatGPT, Google AI Overview, etc.). On parle également de GEO (Generative Engine Optimization) pour désigner l’optimisation spécifique aux moteurs de recherche génératifs. Par exemple, optimiser pour Google SGE ou Bing Chat – c’est-à-dire apparaître dans les réponses rédigées par ces IA – relève du GEO. Un concept connexe est le LLMO (Large Language Model Optimization), qui consiste à préparer son site à être compris par les grands modèles de langage – par exemple en fournissant des données structurées et un contenu expert de haute qualité – afin qu’il soit pris en compte dans les conversations d’assistants virtuels ou d’agents type ChatGPT.
Concrètement, l’AEO implique plusieurs changements de paradigme par rapport au SEO traditionnel : il ne suffit plus de bourrer des mots-clés, ni même d’attirer un simple clic ; il faut répondre précisément à l’intention de l’utilisateur, souvent avant même qu’il ne visite le site. L’optimisation passe par des titres clairs, des balises de schéma structurées (FAQ, HowTo, Produit, etc.), des paragraphes de réponse brefs en haut de page, et un champ lexical cohérent autour des entités clés du sujet. En somme, il s’agit d’indiquer à l’IA exactement de quoi traite votre contenu, pour qu’elle le juge suffisamment pertinent et fiable pour l’extraire dans une réponse. L’AEO se situe donc à la croisée du SEO, du contenu et de la stratégie de marque, car la crédibilité d’une réponse dépend autant de la qualité du texte que de l’autorité perçue de la source citée.
AEO et SEO : notions de base
En quoi l’AEO diffère-t-il du SEO traditionnel ?
Le SEO traditionnel vise à améliorer le classement d’un site dans les résultats de recherche (SERP), principalement via des mots-clés pertinents, des backlinks et une technique optimisée. L’AEO, lui, vise à améliorer la visibilité d’un contenu dans les réponses fournies par des IA ou dans les espaces type “snippet” en haut de page. Autrement dit, le SEO veut que votre site soit le premier lien cliqué, tandis que l’AEO veut que votre contenu soit la réponse elle-même. Par exemple, au lieu de simplement être sur la première page de Google, un bon AEO fera que Google ou Alexa utilise directement votre texte pour répondre à l’utilisateur. Cela implique de structurer et formater l’information différemment : phrases courtes, contenu auto-suffisant par section, schémas de données, etc., plutôt que de se concentrer uniquement sur la densité de mots-clés.
Que signifie exactement “GEO” et en quoi est-ce lié à l’AEO ?
GEO signifie Generative Engine Optimization. C’est une spécialisation de l’AEO qui consiste à optimiser le contenu pour les moteurs de recherche à génération automatique de réponses (basés sur l’IA générative). Par exemple, Google expérimente avec son Search Generative Experience (SGE) et Bing avec son mode chatbot intégré. Le GEO cherche à positionner la marque dans ces réponses générées. Par exemple, s’assurer que lorsqu’un utilisateur pose une question complexe, l’IA intègre des informations de votre site dans sa réponse. On peut voir le GEO comme un sous-domaine de l’AEO centré sur les IA type LLM (Large Language Models), tandis que l’AEO inclut aussi l’optimisation pour les assistants vocaux ou les extraits vedettes non génératifs.
L’AEO remplace-t-il le SEO classique ?
Non, il le complète plutôt. Les deux approches sont désormais indispensables. En 2026, le SEO classique reste crucial pour la découverte traditionnelle et le trafic organique (les classements sur Google importent toujours, notamment pour les utilisateurs qui cliquent sur les résultats ou pour les requêtes où l’IA n’intervient pas). En revanche, l’AEO s’avère crucial pour ne pas perdre en visibilité sur les nouvelles interfaces de recherche. Un contenu optimisé AEO peut se retrouver cité par une IA sans générer de clic immédiat, mais il contribue à la notoriété et à la présence de marque dans le parcours utilisateur. D’ailleurs, Google lui-même encourage à maintenir de solides bases SEO (technicals, contenu de qualité) car elles “servent de socle” sur lequel l’IA s’appuie pour sélectionner ses réponses (notamment grâce au mécanisme de query fan-out). En résumé, AEO et SEO vont de pair : l’un vise la position, l’autre la citation – deux facettes complémentaires de la visibilité en ligne.
L’AEO est-il lié à la recherche vocale ?
Absolument, l’AEO a en partie émergé avec le boom de la recherche vocale. Quand un utilisateur pose une question à voix haute (à Siri, Google Assistant…), l’assistant doit fournir une réponse concise, souvent tirée d’une page web optimisée. Les principes d’AEO, notamment fournir des réponses courtes, claires et pertinentes – sont exactement ce qu’exigent les requêtes vocales. D’ailleurs, une grande partie des recherches vocales sont des questions commençant par qui, que, quoi, où, comment etc., ce qui recoupe le besoin de contenu au format FAQ. Optimiser en AEO (ton conversationnel, phrases courtes, données structurées) aide donc à mieux se positionner sur la voix. En 2026, près de 40 % des recherches se font par la voix, il est donc logique que l’AEO et le SEO vocal soient intimement liés.
En 2026, près de 40 % des recherches se font par la voix, il est donc logique que l’AEO et le SEO vocal soient intimement liés.
Les tendances clés de la recherche IA en 2026
Les professionnels du marketing constatent en temps réel les changements induits par l’IA dans le paysage de la recherche. Voici les grandes tendances qui façonnent l’AEO/GEO en 2026, et ce qu’elles impliquent pour les marques soucieuses de rester visibles.
1. Montée des recherches « zero-clic » et des réponses instantanées
Une part croissante des recherches n’aboutit à aucun clic vers un site web, l’utilisateur trouvant sa réponse directement sur la page de résultats. Avec l’intégration des résumés d’IA en tête des SERP (Google AI Overview, réponses Bing Chat, etc.), ce phénomène s’accentue. Des études estiment que ces réponses AI-first ont fait chuter le trafic organique de nombreuses requêtes de 15 à 25 %. En 2025, on rapportait que 80 % des consommateurs se fient aux résultats sans clic pour près de la moitié de leurs recherches. Cette tendance zero-clic signifie que la visibilité de la marque doit désormais souvent se faire sans visite du site, par le biais d’extraits, de cartes info, de vidéos YouTube intégrées ou de réponses IA. Pour les marques, apparaître dans ces réponses devient aussi important que classer son site en première position. L’enjeu est d’occuper l’espace des réponses instantanées (snippets, Knowledge Graph, AI overview) afin de maintenir sa présence mentale auprès du public même sans clic.
En 2025, on rapportait que 80 % des consommateurs se fient aux résultats sans clic pour près de la moitié de leurs recherches.
2. Requêtes conversationnelles et essor de la recherche vocale
Les requêtes utilisateurs évoluent : on observe de plus en plus de questions complètes en langage naturel et de demandes vocales. Les gens “parlent” à Google ou à Alexa comme à un conseiller, avec des phrases du type « Quel est le meilleur… pour moi ? ». Résultat, les moteurs traitent des requêtes plus longues, approximatives, contextuelles. En 2026, 40 % des recherches mondiales seraient vocales ou multimodales (combinant voix, texte, image). Cette évolution oblige à optimiser le contenu pour des phrases conversées, en intégrant les formulations de questions dans les titres (H2/H3 sous forme de questions), et en groupant les contenus par intention. Pour capter le trafic vocal, un ton naturel est de rigueur, ainsi que des phrases courtes et directes qui correspondent à la façon dont on parle. Par exemple, une FAQ bien fournie avec des questions en langage courant (« Comment faire X ? ») augmentera vos chances d’être la réponse lue par un assistant vocal. Les recherches vocales impliquent aussi un fort contexte local (près de 76 % incluent « près de moi » ou une intention locale), ce qui signifie que les marques doivent soigner leurs contenus locaux (Google Business Profile, pages localisées) et utiliser un vocabulaire adapté à la langue et à la culture de l’utilisateur.
En 2026, 40 % des recherches mondiales seraient vocales ou multimodales (combinant voix, texte, image).
En clair, la façon dont les utilisateurs posent leurs questions est devenue un levier SEO à part entière. Le contenu reste essentiel, mais c’est désormais le contexte (profil, intention, situation, localisation) qui détermine si l’IA va reprendre votre réponse.
3. Priorité à la sémantique : entités, contexte et Knowledge Graph
Avec l’IA, les moteurs ne se contentent plus de faire correspondre des mots-clés : ils cherchent à comprendre le sens et les entités (personnes, organisations, lieux, produits, concepts) derrière chaque requête. En 2026, une forte tendance est de concevoir des contenus “entity-first”, c’est-à-dire structurés autour des concepts clairement identifiés. Pour les marques, cela signifie qu’il faut parler le langage de l’IA en étant explicite et cohérent. Concrètement : nommer clairement les choses (utiliser systématiquement le même terme pour une même notion), fournir du contexte pour situer chaque entité, et maintenir une terminologie uniforme sur tout le site.
Pour les marques, cela signifie qu’il faut parler le langage de l’IA en étant explicite et cohérent.
Si par exemple votre site alterne entre “tondeuse”, “robot de jardin” et “appareil d’entretien extérieur” pour le même produit, l’IA pourrait ne pas relier ces synonymes et donc mal vous positionner. Aligner le contenu sur le Knowledge Graph des moteurs (leurs bases de connaissances) passe aussi par l’utilisation de données structurées (schema.org) pour préciser qui est qui et quoi est quoi. En somme, clarifiez l’identité de vos pages : de quel sujet elles traitent, quelle question elles résolvent, comment elles se relient aux autres sujets. Ce focus sémantique aide les algorithmes IA à associer correctement votre contenu à la requête utilisateur, et renforce votre pertinence aussi bien en SEO classique qu’en AEO.
4. Structured data : schémas et balisage enrichi incontournables
Les données structurées constituent le langage commun entre votre site et les IA. En 2026, il ne suffit plus d’avoir quelques balises Schema.org basiques : il faut aller au-delà des fondamentaux. Les balisages FAQ, HowTo, Produit, Avis (Review), Organisation ou Local Business sont devenus essentiels pour fournir aux moteurs des informations claires sur le type de contenu proposé. Par exemple, marquer une page tutoriel avec le schéma HowTo permet à Google ou Alexa de connaître chaque étape et possiblement de les énumérer dans une réponse vocale. De même, le balisage FAQ sur vos pages de questions-réponses peut directement être ingéré par Google pour afficher ces questions dans un résultat enrichi ou alimenter une réponse vocale. En plus, les rich snippets (extraits enrichis) issus de ces données structurées augmentent la visibilité dans la SERP traditionnelle, ce qui est un bonus. On observe que les sites les mieux optimisés AEO ont systématiquement un schéma JSON-LD propre et complet, décrivant le contenu, et souvent des “blocs FAQ” intégrés même dans des pages informatives pour couvrir un maximum de questions liées. En résumé, structurer ses données est devenu aussi important que structurer son texte. Une statistique marquante : bien que 91 % des grandes marques investissent dans la voix/IA, seulement 4 % des entreprises sont réellement prêtes pour la recherche vocale d’après une analyse de 75 000 sites. Cela s’explique souvent par un manque de données structurées ou d’optimisation technique. Il y a là une opportunité pour se démarquer en 2026 : adopter un schéma complet là où vos concurrents ne l’ont pas encore fait.
Il y a là une opportunité pour se démarquer en 2026 avec l'e référencement IA : adopter un schéma complet là où vos concurrents ne l’ont pas encore fait.
5. Contenu concis, réponses directes et format FAQ
Dans l’ère de l’IA, la manière de rédiger le contenu évolue. Les pages qui donnent la réponse dès l’introduction, puis développent les détails, performent mieux pour l’AEO. L’idée est de “donner la conclusion d’abord” (answer-first content). Par exemple, une page sur “combien de fois arroser une plante succulente” devrait idéalement commencer par « Une succulente s’arrose environ une fois par mois, en laissant bien sécher le sol entre deux arrosages. » avant d’entrer dans les explications. Ce modèle inversé aide les moteurs à extraire immédiatement la réponse pour un snippet ou une réponse vocale, tout en laissant à l’utilisateur plus d’infos s’il clique. De plus, structurer ses titres et sous-titres en forme de questions est un excellent moyen d’attraper les requêtes conversationnelles. Les contenus organisés en FAQ (Questions fréquentes) gagnent en pertinence, car ils correspondent à la forme même de nombreuses requêtes IA. On veillera toutefois à ce que chaque section de réponse reste autonome (quitte à être un peu répétitif), car l’IA peut n’en citer qu’un extrait isolé. Enfin, la longueur idéale d’un paragraphe “réponse” est souvent de 2 à 4 phrases maximum – suffisamment pour être clair, mais pas trop long pour éviter d’être tronqué ou dilué. Cette tendance vers la concision se voit aussi via les nombreux conseils SEO d’utiliser des “snippet bait” (phrases appât à snippet) en début d’article. En 2026, écrire pour le web implique donc d’anticiper la reprise par une IA : un style direct, du vocabulaire simple (ou du moins défini si technique), et la manie de répondre aux 5W (qui, quoi, où, quand, pourquoi) dans vos textes dès que pertinent.
6. Multimodalité : images, vidéos et contenus riches
Les réponses des moteurs ne sont plus que du texte. Google mélange maintenant texte, images et vidéos dans ses résultats, tout comme les assistants vocaux qui peuvent proposer des visuels sur les écrans de smartphone ou d’appareils domestiques. Une tendance forte est donc d’optimiser le contenu visuel pour ces usages. Par exemple, une infographie bien légendée ou une courte vidéo explicative peuvent être directement intégrées dans une réponse d’IA ou mises en avant dans Google. Pour les marques, il s’agit d’enrichir leurs pages avec des médias utiles et bien tagués. Concrètement : ajouter des images explicatives avec des balises ALT descriptives (contenant le mot-clé du concept illustré), fournir des schémas ou graphiques qui synthétisent une idée (et que Google pourrait extraire comme résultat visuel), ou encore proposer des vidéos courtes répondant à une question précise. Google SGE est dit multimodal, cela signifie qu’il peut présenter à l’utilisateur un mélange de paragraphes, de listes à puces, d’images et de clips vidéo pour une même requête. Les pages qui combinent ces formats ont donc plus de chances de “plaire” à l’algorithme. De plus, avec l’essor de plateformes comme YouTube (qui est souvent la source de résultats vidéo) et même TikTok pour certaines recherches, les marques auraient tort de ne se focaliser que sur le texte. 2026 sera l’année du contenu multi-support : un article pourrait idéalement offrir à la fois un résumé écrit, une vidéo intégrée, et des illustrations – afin que peu importe le format que l’IA juge pertinent, votre marque soit présente dedans.
7. E-E-A-T et fiabilité : l’expérience et l’autorité priment
Les algorithmes d’IA sont de plus en plus soucieux de citer des sources fiables et crédibles. L’acronyme E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) – déjà crucial en SEO – prend encore plus de poids en AEO. Pourquoi ? Parce qu’une IA générative, pour éviter de donner de fausses informations, va préférer s’appuyer sur du contenu qui porte des signaux de confiance. En 2026, on voit donc une tendance nette des marques à mettre en avant leur expertise dans le contenu même : signature d’auteurs qualifiés avec bio, mention d’années d’expérience, intégration de données de première main (études de cas internes, statistiques propriétaires) dans les articles, etc.. Par exemple, un guide tech qui inclut « selon nos tests menés en interne sur 50 appareils… » aura plus de poids qu’un énième article générique. De même, ajouter des témoignages, des citations d’experts, ou référencer des sources reconnues améliore votre crédibilité (et souvent vos backlinks, ce qui renforce votre Authority aux yeux de Google). En parallèle, cohérence et vérité sont de rigueur : les IA comparent les infos sur différents sites, et la moindre incohérence (chiffre discordant, description produit différente sur deux pages) peut vous faire écarter au profit d’une source plus uniforme. Les marques en 2026 investissent donc dans la qualité éditoriale, la mise à jour régulière des contenus (pour rester à jour, donc dignes de confiance) et le nettoyage des erreurs. En bref, fournir des preuves tangibles de ce qu’on avance et soigner sa réputation en ligne (avis clients, mentions presse) deviennent des éléments clés pour être la source choisie par une IA. L’IA est un “super-lecteur” : elle remarquera si vous êtes cité positivement ailleurs, ou si votre page comporte un tableau de données inédit – et elle le valorisera.
8. Performance technique et expérience utilisateur
Aucun de ces contenus de haute qualité ne servirait à quelque chose si votre site est lent, désorganisé ou illisible par un robot. Les fondamentaux techniques du SEO restent un prérequis solide pour l’AEO. En 2026, Google a déployé les Core Web Vitals 2.0 qui soulignent encore l’importance de la vitesse de chargement, de la stabilité visuelle et de la réactivité. Les pages qui se chargent en moins de 2 secondes et offrent une navigation fluide sur mobile seront favorisées – et ces critères comptent aussi pour qu’une IA puisse facilement “crawler” et extraire votre contenu. Une autre tendance est l’attention portée à la structure HTML sémantique du site (titres bien hiérarchisés H1, H2…, usage de balises section/article, etc.), car cela réduit la « friction » pour les algorithmes qui cherchent de l’information. De plus, un site techniquement sain (sans erreurs 404, avec HTTPS, un maillage interne clair) envoie un signal de fiabilité. Pensez-y : une IA ne veut pas citer un site qui pourrait offrir une mauvaise expérience à l’utilisateur après coup. En parallèle, l’expérience utilisateur (UX) plus globale – design épuré, lisibilité, absence d’interstitiels intrusifs – reste un facteur indirect : un contenu bien mis en page est souvent mieux compris par l’IA (parce qu’il suit un ordre logique, avec des titres explicites, des listes bien formatées, etc.). Ainsi en 2026, réussir son AEO passe aussi par un SEO technique irréprochable. D’ailleurs, les boutiques en ligne Shopify ont été alertées : négliger la vitesse mobile ou le balisage, c’est risquer une “invisibilité dans les résultats de recherche automatisés” malgré un bon référencement traditionnel. En somme, IA ou pas, un site doit être rapide, mobile-friendly et bien structuré – c’est la base sur laquelle tout le reste vient se greffer.
9. Nouveaux canaux IA : ChatGPT, copilotes et écosystème émergent
Au-delà de Google, un écosystème de moteurs alternatifs basés sur l’IA s’est imposé. ChatGPT compte des centaines de millions d’utilisateurs mensuels, des outils comme Claude, Perplexity AI ou le futur Gemini de Google sont entrés dans le vocabulaire courant de certains internautes. En 2026, on estime que ChatGPT détient environ 45 % de part de marché des usages d’assistants IA conversationnels (hors Google) et que son nombre d’utilisateurs pourrait franchir le cap du milliard. Parallèlement, Microsoft intègre son copilote IA à Windows et Office, et d’autres acteurs spécialisés émergent en B2B. Pour les marques, cela signifie que la visibilité ne se joue plus uniquement sur le moteur de recherche traditionnel, mais aussi sur ces nouveaux canaux d’information. Par exemple, être cité par ChatGPT dans une réponse peut apporter du trafic indirect (certains utilisateurs demandent à ChatGPT des recommandations de produits ou services puis visitent le site suggéré). D’après une étude, plus de 87 % du trafic referral issu d’IA en 2025 provenait de ChatGPT – ce qui montre son poids dominant. Certes, aujourd’hui ce trafic IA ne représente qu’une petite fraction (≈1 %) du total web, mais il croît d’environ +1 % chaque mois. Autre signe : certaines marques constatent déjà des conversions directes attribuables à l’IA. Par exemple, HubSpot a suivi des leads venant après une interaction sur ChatGPT, avec un taux de closing très élevé car l’IA avait pré-qualifié le besoin.
La tendance est donc à intégrer ces canaux dans la stratégie. Cela peut passer par le développement de plugins ou d’API pour les assistants (ex: fournir un plugin officiel à ChatGPT pour accéder à vos données), par la surveillance de votre “part de voix” dans les réponses IA (suivre la fréquence où votre marque est mentionnée par les outils), et par l’optimisation de contenu pour qu’il soit bien présent dans les bases d’entraînement (ex: publier des FAQ ouvertes, du contenu structured que les IA open-source peuvent ingérer). On parle déjà de mesurer la visibilité IA comme on mesure le rang SEO. Des indicateurs nouveaux émergent, tels que le nombre de citations de la marque par les IA ou le taux de présence dans les réponses génératives. En somme, le terrain de jeu s’élargit : au “Google ou rien” d’hier succède une multiplicité d’assistants AI où il faut être présent. 2026 devrait voir Google lancer plus largement son SGE en Europe (il était encore absent en France fin 2025), et la concurrence entre IA pour capter l’attention des utilisateurs va croître. Les marques doivent d’ores et déjà repérer où se trouve leur audience (ex : plutôt sur Google, ou sur des assistants intégrés, ou même sur des réseaux type TikTok qui font aussi office de moteur de recherche alternatif) et optimiser en conséquence.
Tendances 2026 (AEO/SEO et IA)
Q : Le SEO “classique” a-t-il encore un intérêt si les IA donnent toutes les réponses ?
R : Oui, le SEO classique reste indispensable. D’une part, les IA s’appuient sur le contenu du web – si votre site n’est pas bien référencé, il y a moins de chances qu’il soit dans le radar d’une IA. D’autre part, la plupart des conversions finales (inscriptions, achats) se font encore sur les sites web, après une phase de découverte via l’IA. En fait, l’IA remplit un rôle de plus en plus grand en amont (découverte, comparaison), mais Google et les sites web restent décisifs en aval pour concrétiser l’action. Il faut donc exceller sur les deux fronts : produire du contenu que l’IA va relayer, tout en continuant à optimiser ce contenu pour qu’il attire l’utilisateur lorsqu’il décidera de cliquer.
Q : Comment mesurer la performance si les utilisateurs ne cliquent plus sur le site ?
R : Il est vrai qu’avec l’augmentation des résultats zero-click, les métriques traditionnelles (clics, taux de rebond) ne suffisent plus. En 2026, on voit émerger de nouveaux KPI tels que le nombre d’impressions dans les réponses d’IA, le pourcentage de questions d’un domaine où votre marque apparaît dans la réponse, ou encore le taux de conversion post-IA (ex : un utilisateur mentionne qu’il vous a connu via ChatGPT). Certains outils spécialisés ou rapports (ex: Conductor, Similarweb) commencent à fournir des “parts de marché IA” par domaine. À défaut, vous pouvez : surveiller votre trafic issu de domaines comme chat.openai.com (ChatGPT) ou bard.google.com, poser des questions pertinentes aux IA vous-même pour voir si vous êtes cité, et scruter l’évolution du volume de branded search (si l’IA recommande votre marque, plus de gens chercheront votre nom ensuite). L’important est de prendre en compte les signaux indirects de succès, par exemple une augmentation des visites post-lecture IA ou des conversions assistées par l’IA (multi-touch). On est encore aux débuts de la mesure de l’AEO, mais l’industrie s’accorde à dire qu’il faut “mesurer autrement : mentions IA, citations, conversions” plutôt que seulement les clics.
Q : Faut-il créer du contenu différent pour la recherche vocale ou pour les chatbots ?
R : Pas totalement différent, mais adapté en format et en ton. Un bon contenu AEO est en principe polyvalent : il servira tout autant pour une réponse vocale, un extrait en vedette sur Google, ou une source pour un chatbot. La différence va être dans la présentation. Pour la voix, on privilégie des phrases courtes et une réponse qui tient en une ou deux phrases (car l’assistant ne va pas lire un paragraphe entier). Pour un chatbot type ChatGPT, la réponse peut être plus élaborée, mais le chatbot va de lui-même synthétiser votre contenu si nécessaire. Donc l’essentiel est de fournir un contenu structuré, clair et exhaustif. Ensuite, il peut être utile d’enrichir certains types de contenus selon la cible : par ex., pour la voix et les assistants maison, intégrer des données locales (“près de Paris…”) ou des déclinaisons de questions utilisateur peut aider. Pour les chatbots, s’assurer que vos pages comportent des définitions d’entités, des FAQ internes et un balisage sémantique maximisera vos chances d’être intégrés à leur modèle. En bref, inutile de refaire un site spécial “IA” : faites en sorte que votre site actuel soit compréhensible par une IA et couvre bien les questions de vos clients.
Q : Peut-on utiliser l’IA pour créer du contenu optimisé AEO ?
R : Oui, de nombreux référenceurs utilisent des outils d’IA pour les assister (73 % des pros du SEO utilisaient déjà des outils IA en 2025). ChatGPT, par exemple, peut aider à formuler des variantes de questions, à générer un plan d’article structuré ou à produire des extraits courts. Cependant, il faut être prudent : l’IA a tendance à produire du texte générique. Or, l’AEO valorise le contenu original, expert et crédible. Donc, si vous utilisez l’IA en rédaction, assurez-vous d’y injecter vos propres données, votre ton et vos vérifications. L’IA peut faire gagner du temps sur la structure, voire proposer une base de rédaction, mais la touche humaine est nécessaire pour apporter l’E-E-A-T et la créativité. Enfin, Google et consorts pénalisent le contenu de faible qualité : un texte 100 % AI non édité risque d’être moins bien classé et moins cité par l’AI Overview (qui a été entraînée sur des textes humains de qualité). En résumé, l’IA est un outil pour le contenu, pas une solution magique : utilisez-la pour être plus efficace, pas pour tricher sur la qualité.
Q : Quelles thématiques ou secteurs sont le plus impactés par ces tendances ?
R : Globalement tous les secteurs sont touchés, mais on constate que certains domaines ont pris de l’avance. Par exemple, les secteurs santé et finance voient beaucoup d’AI Overviews – près de 49 % des requêtes santé analysées par Google génèrent une réponse IA. Des acteurs comme Mayo Clinic ou NerdWallet, qui ont très tôt structuré de vastes bibliothèques de contenu Q/R fiable, dominent souvent les réponses IA de leur domaine. À l’inverse, des secteurs comme l’immobilier ou certaines niches industrielles ont encore relativement peu de résultats IA génératifs, ce qui peut représenter une opportunité pour les marques pionnières. De manière générale, toutes les thématiques à forte dimension “question/réponse” (comment faire…, quel est le meilleur…, quel prix…) sont très impactées. Le e-commerce voit aussi l’IA jouer un rôle dans les comparatifs de produits, les recommandations (ex. Amazon intègre l’AI dans Alexa pour guider les achats). Donc aucune industrie n’est épargnée, mais l’urgence est maximale pour celles où les utilisateurs posent beaucoup de questions précises en phase de préparation d’achat ou de renseignement – car c’est là que l’IA s’intercale entre l’utilisateur et le site.