Pas d’internet à l’époque de la grippe Espagnole

La grippe espagnole est un virus apparu aux États-Unis en 1918 et qui a été à l’origine de la pandémie la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité.

Appelée à tort ‘grippe espagnol car l’Espagne, n’étant pas engagé dans la première guerre mondiale, était le seul pays où la presse n’était pas soumise à la censure et donc pouvait publier publiquement et librement des informations concernant cette maladie. Cette grippe a duré deux ans, et a causé la mort de plus de 34 millions de morts dans le monde. À l’époque, les habitants de l’Europe disposait uniquement de la presse pour se renseigner de ce qui se passe dans le monde à cause de cette pandémie. La radio n’étant pas encore développée à cette époque, et la
télévision pas encore inventée.

Le monde d’aujourd’hui est différent de ce qu’il était au moment de la grippe espagnole. Certes la crise sanitaire est de la même ampleur, mais les moyens de communication sont plus développés et atténuent le sentiment d’isolation et de distanciation sociale. La première chose à imaginer donc, si on n’avait pas internet de nos jours, est que les individues et familles n’auraient pas accès à autant de sources d’information, et ne pourront pas
communiquer avec leurs proches et de pouvoir se rassurer, et donc seront non seulement en confinement du corps, mais aussi de l’information.

Cette situation rendrait difficile la capacité des états à maîtriser les décisions des individus, et à expliquer continuellement et justifier la nécessité du confinement. Cependant, avec une presse efficace pour avoir des informations pertinentes sur le virus et les moyens de s’en prévenir, beaucoup de personnes auraient pu mieux vivre cette période, car ils seront moins submergés par des informations et désinformations de toutes sortes, leur permettant de se concentrer et se consacrer à des activités plus sérieuses et enrichissantes pour préparer des avenirs meilleurs (apprentissage, lecture, écriture …).

Sans internet, peu de personnes pouvaient travailler depuis chez eux, ce qui aurait compliqué la situation sociale de millions de foyers, et rendu la crise économique encore plus grave et difficile à surmonter par la suite.