Lancement de la marketplace lboutika.ma

Plusieurs semaines se sont écoulées après la création de l’agence web Azurys avec Houcine, et on galère toujours avec les interminables allers/retours à l’administration pour légaliser ou verifier des papiers.

En parallèle, à travers les discussions avec Houcine pendant le trajet, on s’est constitué plusieurs idées de projets : créer le premier salon de l’immobilier d’Agadir, créer des sites web pour les rares entrepreneurs qu’on connaît, créer une marque de produits de la mer livrer des packs surgelés. Les idées ne manquent pas, mais il on n’arrive pas encore à prioriser un seul projet ou fixer un cap pour tracer notre route.

L’imprimeur et les designers

Depuis une semaine que je me rend chez un imprimeur, qu’on a appelé jouiaa car il nous facturait tout, même les tests d’impression, pour le relancer par rapport aux cartes visites qu’on a commandé depuis plusieurs jours, et qu’on tardaient à recevoir. C’est le troisième imprimeur qu’on teste, la qualité des cartes visite des deux premiers était merdique, malgré le catalogue d’exemples épatants qu’on nous propose à la première rencontre. On est en 2014, et faire des cartes visites corrects reste toujours une première étape delicate pour les entrepreneurs gadiris. Quand j’ai demandé aux autres rares amis entrereneurs, la reponse était souvent qu’ils les imprimaient à Casablanca ou Marrakech pour faire vite !!

Ce troisième imprimeur, jouiaa, en phase de test s’occupait également d’imprimer et préparer les brochures/dossiers du salons de l’habitat d’Agadir, dessinés par Ghani, un designer graphique qu’on vient de rencontrer a travers un ami d’enfance. Salon qu’on voulait naivement organiser de notre propre initiative (on ne connaissait personne, même pas le cayed du secteur, et on ne savait même pas comment s’y prendre).

Le design à 50dh

Un jour, chez joui3a l’imprimeur, j’aperçois dans sa vitrine des tshirts blancs imprimés avec des designs colorés et bien faits. Ghani m’explique que cest une nouvelle méthode d’impression et que plusieurs designs étaient conçus par lui et vendu à Jouiaa.

Vendus à combien ?

50 dh.

50 dh par impression.

Non 50 dh le design. La propriété intellectuelle quoi.

Ah d’accord. Et tu te fou du nombre de tshirts vendus par jouiaa derrière ?

Oui je m’en fou c’est son affaire après.

Après cet échange avec Ghani, et après avoir rencontré plusieurs designers graphiques et étudiants dedes beaux arts de Tetouan et Casablanca, j’ai tout de suite compris que ces jeunes talentueux méritaient plus que 50dh le design.

J’ai tout de suite imaginé une plateforme web, qu’on appellerait lboutika.ma, merci Houcine pour ce nom original, et qui mettrait en relation les talents créatifs d’un côté, et les fans de leurs créations de l’autre, qui pourraient les encourager et acheter des produits avec leurs designs imprimés dessus : tshirts, sweat-shirts, mugs, tableaux, tote bags …

A la vente de chaque article avec un design imprimé dessus, le désigner toucherait une commission. On a fixé cette commission à 10% du prix de vente de l’article. On va commencer avec des Tshirts qui coûtent 149dh, donc les designers toucheraient 15dh à chaque vente.

Le début de l’aventure lboutika

On a été à partir de ce jour là habités par ce projet, on a passé le weekend à organiser le lancement de cette première marketplace créative Marocaine : logo, page Facebook, négociation avec le fournisseur (qui est jouiaa pour commencer), packaging, réception des designs, packaging, modes de livraison, marges, publicités …

Tous les designers avec qui on a parlé de l’idée sont enthousiastes, ont déjà commencé à nous envoyer des designs et à rêver de les voir sur des tshirts portés par d’autres personnes. L’idée de pouvoir gagner de l’argent avec ses designs plaît beaucoup aussi. Surtout que ces designers sont pour la plupart des étudiants qui cherchent à financer leurs frais d’études et de loyers.

Je suis également très enthousiaste d’initier une sorte de mouvement ou de communauté autour de la créativité, chose qui sera sans doute challengeant pour moi, car il faudrait que je fasse preuve de créativité moi même pour gagner ma place dans cette communauté que je rêve de créer.