Explorer et exploiter

J’ai fait partie hier d’une réunion de préparation de la suite des programmes et activités de Connect Institute à Agadir. L’aventure continue, et les défis se multiplient.

Réussite de Najtaz

Les équipes ont réalisé un travail phénoménal cette année. On a déroulé les programmes d’accompagnement des jeunes comme il se doit, malgré les difficultés causées par le confinement qui nous barraient la route. On a pas arrêté les programmes à cause de la distanciation, loin de là, on a accéléré les activités de renfoncement culturel chez les jeunes, et les productions et résultats le confirment.

Diversité de l’équipe

La diversité des backgrounds et talents des membres de l’équipe Connect Institute font que les activités et la méthode sont adaptés aux vrais besoins de renforcement du jeune marocain : lire, écrire, débattre, créer. Ces actions n’ont d’autre conséquences que de développer dans son esprit des habitudes positives telles que la clarté d’esprit, la persévérance, l’esprit critique, la créativité et la collaboration avec les autres.

Avec le déploiement en cours de plusieurs nouveaux centres de Connect Institute (MAHIR Center Rabat, Dar Momkin Tata, ACT School El Jadida …) l’équipe est bien partie pour se consolider encore davantage et démontrer pour de bon son leadership dans le domaine de l’accompagnement des jeunes et du développement humain au Maroc.

Exploration de nouveaux modèles

L’étape suivante, et à propos de laquelle ont échangé hier, est d’acquérir une autonomie et démontrer que le besoin en développement humain n’est pas proposé aux institutions et aux services sociaux des grandes entreprises, mais c’est surtout un besoin de monsieur tout le monde. C’est une question symbolique sur laquelle on a échangé : comment créer des activités qui démontrent le besoin accrue des jeunes en connaissance de soi, de son pays, du monde et apporter des solutions concrètes pour assouvir ce besoin.

Ces solutions tourneront autour de la digitalisation, de la communication autour de ce qu’on fait et des résultats et de la démocratisation de la méthode pour inclure le plus de bénéficiaires.

Le digital comme accélérateur

Pour ma part, c’est sur la création de valeur grâce au digital que je me suis engagé à développer. L’institut dispose d’une expérience et de contenus tellement riches qu’il serait absurde de ne pas faire profiter plus de groupes de personnes, et de ne expérimenter de nouveaux business models autres que celui de dépendre de bailleurs de fond et de mécènes.

La digitalisation est un mot un peu qui fait peur. Mais pour le simplifier, c’est la capacité à faire déléguer le plus de tâches sans valeur ajoutées aux outils informatique pour libérer du temps et de l’énergie aux équipes pour créer des choses de valeur et les envoyer (vendre) à un plus grand nombre de demandeurs (clients).

Concrètement pour Connect Institute, c’est de ne pas se contenter de servir les jeunes à l’intérieur des murs de ses centres, mais aussi de toucher des jeunes dans tout les recoins du pays et toutes les catégories sociales. Ce cri permettra une mise en échelle de ses résultats : passer d’une centaines de bénéficiaires à plus d’un millier de bénéficiaires par an. Déployer l’état d’esprit positifs et productif bassé sur la connaissance et sur la curiosité dans tous les villes et villages. Distribuer des podcasts, magazines et capsules vidéos pour valoriser la culture générale et l’histoire de notre pays.

Changement de perception

Cela passera sûrement par un changement de la manière dont les gens perçoivent leurs besoins. On ne peut pas vouloir ‘vendre’ la passion de lire, d’écrire, de débattre, d’être curieux, d’aimer le beau, de vouloir créer des choses, sans passer par la case de démontrer pourquoi cela est util et essentiel a l’être humain. Et surtout comment ces attributs facilitent la vie et augmentent les chances de la réussir.

Le défis qu’on a est donc double : démontrer à tout le monde LA RAISON pourquoi par exemple lire un livre c’est essentiel, et en même temps créer ce DÉSIR de lire chez tout un chacun. C’est un sacré travail qui nous attend. Mais pour augmenter les chances d’y arriver, le chemin serait de commencer d’abord par ceux qui sont les plus aptes à comprendre la raison. C’est eux les premiers adopteurs qui nous aideront à convaincre les autres.

Ce combat est fait le même que celui de la chute des secteurs du cinéma, de la musique, du théâtre et du livre au Maroc.

A vrai dire, si on replace la connaissance culturelle au centre de la vie d’un jeune Marocain, on remettra automatiquement du souffle dans ces secteurs culturels qui ont besoin de passionnés, en plus d’être clients, pour progresser et produire les meilleurs chef d’œuvres.