Ce que les gens cherchent

Il suffit d’un petit coup de pouce sur mon fil d’actualités Linkedin pour voir que tout le monde parle de big data, de digitalisation, d’open data, d’intelligence artificielle, d’Analytics ou de blockchain …

Il suffit également de faire un tour au CRI du coin pour voir des centaines de jeunes désorientés. Mettant leurs bavettes à moitié, attendant leurs rendez-vous pour créer des entreprises.

Les fonctionnaires du service de création d’entreprises sont bombardés de questions de la part des jeunes créateurs d’entreprises. Quel nom choisir pour ma boite ? Quel activité choisir ? Restauration ? Commerce ? Est-ce que vous connaissez un comptable de confiance (même s’il n’est pas très bon ce n’est pas grave) ? Quelle est l’activité qui fonctionne bien actuellement ? J’ai entendu dire que l’activité hôtelière rapporte bien, vous confirmez ? …

Les agents du CRI n’ont naturellement pas de réponses. Et même s’ils en avaient, ils ne seraient pas les mieux placés pour orienter les entrepreneurs éphémères de la saison Intilaka.

Qui est donc le mieux placé pour répondre à ces questions ?

Premier réflexe d’éplucheur de data endurci et paresseux, je choisis d’utiliser un outil de statistiques de recherches pour avoir rapidement quelques éléments de réponse. Google Trends, Keyword planner, SEMrush, choisissez le mouchard qui vous convient.

J’ai obtenu des réponses que ne peut apporter le plus visionnaire de nos leaders ou le plus chevronnés de nos spécialistes en économie.

On y découvre des Marocains qui cherchent comment acheter du bitcoin, comment acheter des appartements en suisse, comment acheter des followers Instagram ou comment acheter des cartes Google Play.

D’autres qui veulent savoir comment vendre des hôtels, des sites internet, des diamants ou même des reins !

C’est la réalité, c’est ce que les gens cherchent réellement. C’est de cette data dont nos jeunes entrepreneurs ont besoin pour découvrir les besoins du marché et les usages de leurs futurs clients.

Pour éviter que la fièvre Intilaka ne se transforme en une pandémie de l’échec, il faudrait orienter et outiller ces gens pour découvrir d’eux même les besoins et les secteurs modernes et porteurs. Ainsi, leurs futures entreprises créeront de la valeur en répondant aux demandes du marché local, et pourquoi pas international.

Afin de pouvoir atteindre ces objectifs, il faudrait inciter les futurs entrepreneurs à se préparer au challenge et à se former de façon continue, et ce grâce aux nouveaux outils digitaux et open data à la disposition de tout le monde.

Ainsi pourront-ils faire tourner leurs entreprises tout en maîtrisant les risques inhérents à celles-ci.”.