Le Maroc deuxième dans le classement des nombres de certifiés ‘Project Manager’ sur LinkedIn

La nouvelle vient de tomber ce matin (elle a eu mal).

L’organisme USS (Unnecessary Skills Studies), le nombre de certifiés marocains en gestion de projet, Scrum Master notamment, a connu une hausse de 739% ce mois de juin.

« Mon équipe ne compte désormais que des chefs de projet, je n’ai plus de développeurs ou de commercial pour faire le vrai travail, je suis vraiment devant un obstacle que je n’ai jamais soupçonné » se lamente un patron d’entreprise d’édition de logiciel.

Les causes sont multiples : tout le monde veut devenir chef, le manque d’attraction vers les emplois qui nécessitent du travail sérieux, offres alléchantes de certifications en ligne (250 dh l’achat de certificat) ou encore l’ennui que connaissent les Marocains en ce moment à attendre les nouvelles du prochain déconfinement général.

Les spécialistes pensent que c’est une opportunité pour le Maroc, car notre pays peut devenir grâce à cette tendance le Hub des chefs de projet dans le monde, et pourquoi pas sous-traiter la gestion à distance de projets internationaux dans les secteurs du nucléaire et de l’aérospatiale.

Réflexion : 19 scénarios probables du monde après la crise pandémique du Coronovirus

Le virus a arrêté le cours de la vie, de l’histoire même. Personne ne s’attendait à de tels bouleversements et chamboulements dans la vie des habitants de cette terre. C’est ce qu’on appel Ze Black Swan (c’est plus sexy en anglais, toujours, l’oie noire, qui croirait dans une théorie qui s’appelle ainsi. Come On ! ).

Lire la suite “Réflexion : 19 scénarios probables du monde après la crise pandémique du Coronovirus”

Entreprenariat : Les startups se développent mieux grâce à l’annulation des Hackathons pendant le confinement

Très loin des conséquences désastreuses de la crise sanitaire, sociales et aussi économiques du Coronavirus, alias Covid19, cette bonne nouvelle pour les startups et les jeunes entrepreneurs nous parvient directement de l’association des fous-pitcheurs basée au TechnoGarden de Casablanca.

Après l’annulation de plusieurs Hack-à-thons et événements très attendus par les jeunes génies marocains de la tech, les équipes des startups du digital (en général le fondateur, qui est à mi-temps et qui n’y croit plus, et quelques stagiaires qui viennent de commencer à croire aux millions) étaient au début inquiets car cela les empêcherait de «netwerker », de mettre leurs costards au moins une fois cette année et de distribuer leurs cartes visite fait avec du papier toilette recyclé et portant un Cuillère Code.

Mais après 6 semaines de confinement, plusieurs startups connaissent une croissance brusque du nombre de clients et du chiffre d’affaires, à tel point que la plupart des fondateurs casablancais pensaient que les nombreux appels et emails de commandes émanaient de fautes de frappes, de bugs d’accheminement de gmail ou de canulars de concurrents Rabatis envieux qui veulent pourrir la vie à ces jeunes entrepreneurs Casablancais pleins de talent qui veulent atteindre la lune, mais qui n’y arrivent pas car le ciel est la limite (Sky is the limit), dicton célèbre issu des nombreux bouquins-bibles du business outre-atlantique qu’ils paginent un peu à chaque appel du banquier qui demande si la boite a coulé ou pas encore, à force de voir vivoter les quelques dirhams sur leurs comptes chèques depuis plusieurs mois.

« Finalement je ne regrette pas l’annulation de ces hackathons pendant lesquels je suis obligée de passer la nuit à faire semblant de brain-stormer et dormir sur des lits gonflables qui sentent les pieds» nous déclare Sara, 23 ans, fraichement diplômée d’ECC (Ecole commerciale de commerce), à bord de sa Fiat 500 rouge boubalou et fondatrice de la startup Nodonod spécialisée dans la vente d’objets connectés anti-vol de chaussures Louboutin et de sacs à main Louis Vuitton. Après 6 ans de difficultés à trouver des clients intéressées par son produit, la première semaine de confinement l’a suffi pour identifier un nouveau créneau complètement inattendu de clientes très intéressées par ses produits : les femmes issues des milieux huppés (U.P. pour les anglophones), qui peuvent s’offrir des produits de luxe et qui déambulent sans crainte et pendant toute la journée en ville portant leurs trésors sur eux.

« Finalement je ne regrette pas l’annulation de ces hackathons pendant lesquels je suis obligée de passer la nuit à faire semblant de brain-stormer et dormir sur des lits gonflables qui sentent les pieds.»

« Grâce à la concentration inhabituelle causée par le confinement, je me suis mis, pour la première fois depuis 2 ans à travailler sérieusement sur mon projet. J’ai pris le temps d’affiner mon business plan, d’appeler des clients et de comprendre réellement leurs problèmes de tous les jours. Cela m’a aidé à améliorer mon produit et à faire croitre mes ventes. C’est simple et magique. Pourtant personne ne m’a appris cela pendant les nuits blanches des hackathons, ni pendant les journées noires des programmes d’incubation et de coaching » nous confie Amine, 42 ans, 120 kg à force de s’ingurgiter des mini-pizzas et petit fours pendant les soirées interminables de mentoring organisées par le collectif EFMS (Les Entrepreneurs qui cherchent à Fourguer leurs Marchandises pendant des Soirées). Pendant notre rencontre, Amine est apparu tout excité à l’idée de pouvoir faire enfin décoller son entreprise sans pour autant perdre tout son temps dans ces événements. Plus encore, Amine passera plus de temps avec sa famille pour sauver son mariage, à se former et livrer des livres, et même à faire de la marche pour commencer à perdre les kilos qu’il a accumulés pendant toutes ces années. C’est du jamais vu dans le monde des jeunes entrepreneurs au Maroc.

Covid-19 : Les habitants d’un village se réveillent ce matin avec des vêtements colorés

La nouvelle nous arrive du haut atlas, du village des vendeurs de noisettes. Ces 101 habitants se réveillent ce dimanche matin surpris que tous leurs vêtements et mouchoirs de poches ont changé de couleurs. Les habitants n’ont pas tout de suite compris la cause de ce changement et se sont tout de suite regroupés dans la place centrale pour discuter et comprendre ce qui s’est passé.

Lire la suite “Covid-19 : Les habitants d’un village se réveillent ce matin avec des vêtements colorés”

Confinement : Le temps moyen de lecture des Marocains passe de 3 à 42 secondes par jour

« Je ne savais pas que mon fils pouvait lire des pages en papier. Je pense qu’il est devenu fou à cause de ce maudit confinement » nous lance la mère de Ayoub qui, depuis une semaine, a appris à tenir le livre de la jungle avec une seule main, et qui a tourné la première page de sa vie après deux jours de lecture intense de la première page de l’introduction.

Lire la suite “Confinement : Le temps moyen de lecture des Marocains passe de 3 à 42 secondes par jour”